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20 novembre 2008

Salon du livre gourmand, Périgueux 2008 (1)

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Le Salon du livre gourmand s'est tenu à Périgueux du 14 au 16 novembre. Ci-dessus, un résumé synthétique de mes impressions sur cet événement biennal.
Bémol : on regrette amèrement le train Corail spécial qui amenait éditeurs, auteurs, chefs, journalistes et autres professionnels concernés de la gare d'Austerlitz à celle de Périgueux. C'était lent, mais justement : on avait le temps d'arpenter la rame, de se croiser, de grignoter les petites denrées (du café au verre de monbazillac) mises à disposition, de roupiller dans un coin pour se remettre du réveil à pas d'heure, de commenter les mérites des plateaux-repas réalisés par des écoles hôtelières, et le festival commençait très fort dès le rassemblement sur le quai de la gare à 7 h 30. Le TGV est assurément plus rapide, mais ce n'est plus la même poésie France profonde qui vous mettait déjà dans le bain. Et puis un train pour nous tout seuls, quel orgueil ! Ça ne nous arrivait que tous les deux ans, mais on adorait ! La SNCF mettant son équipement au service de notre cause, ça n'avait pas de prix. On se sentait privilégiés de la République, gâtés du service public (et on en profitait pour se bercer de l'illusion qu'il existait encore : la preuve, il était transgressé pour nous), fiers comme des petits bancs.

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Vendredi, 10 h 30. Arrivés à Limoges, nous prenons place dans des autocars, et c'est parti pour une heure et demie de route feutrée et sinueuse. On a un peu la tête qui tourne. Certains — tel ce mystérieux voyageur — s'en tirent mieux que d'autres. On nous a préparé à la Filature un casse-dalle de foie gras, de saussignac et de monbazillac, délicieux mais qui n'arrangent pas le tournis.

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13 h 30. Déjeuner entre amis et éditeurs chez Hercule Poireau, devant la cathédrale Saint-Front. Beau restaurant, excellent accueil et service, délicieuses ravioles d'escargots, confit de canard un peu sec, dessert d'anthologie (un caramel chaud versé sur une boule de chocolat blanc fait fondre celle-ci et provoque un petit chaos volcanique de chocolat, de cacahuètes et de glace vanille). The profiterole from outer space. Ça vaut une photo.

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15 heures. Peu après l'arrivée, les auteurs se mettent au boulot avec assiduité. Benoît Molin (Minerva) signera non-stop de vendredi à dimanche.

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16 heures. Cette année, l'invité d'honneur est l'Alsace. Les échoppes de produits alsaciens sont installées à l'entrée du salon. La présence d'un garde-champêtre de toute beauté est très remarquée.

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18 heures. On retrouve les chefs derrière leurs dernières parutions. Chez Solar, les frères Pourcel. Ça fait longtemps que je n'ai pas revu les jumeaux, mais je constate qu'ils n'ont pas perdu les bonnes habitudes, en particulier celle d'intervertir leurs badges dans les manifestations publiques. (Vous les reconnaissez ? En blanc, c'est Laurent, et en noir, c'est Jacques, bien entendu.)

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Toujours chez Solar, Jacques Le Divellec pour Verrines marines.

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19 heures. Remise des prix à la Préfecture, sous les ors de la République.

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20 h 30. Apéro dînatoire annoncé à Vesunna, l'éblouissant musée gallo-romain conçu par Jean Nouvel. Nous y découvrons de très bons bergeracs blancs, à base de sauvignon-sémillon et parfois aussi de muscadelle : frais, équilibrés et gracieux, de caractère pourtant, avec des notes fumées très séduisantes.

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Tout occupés à goûter ces vins de charme et à admirer les reliefs gallo-romains sur la mezzanine, nous ne nous doutons pas de ce qui nous attend. Pourtant les déambulations d'étranges créatures en robe colorée devraient nous alerter.

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Très vite — à peine avons-nous eu le temps de croquer deux canapés — nous nous voyons vivement incités à descendre dans la salle du musée, et non, nous ne pouvons pas emporter nos verres. Il va se passer quelque chose de solennel qui n'était pas annoncé. En fait, c'est un guet-apens. C'est non pas une, mais deux confréries en grand costume dont nous aurons à écouter le discours électoral, soit une bonne demi-heure pour chacune. Levant les yeux vers la mezzanine, nous découvrons que pas mal d'entre nous n'ont pas obéi à l'injonction et sirotent encore leur bergerac en position élevée. Nous observons vite qu'on nous a peut-être demandé de descendre, mais que ça ne nous interdit pas de remonter. Retour à la mezzanine pour boire tranquillement un dernier petit coup de blanc et sortir à la recherche d'une table, parce que tout ça, comme dirait Obélix, ça n'a pas arrangé notre creux.

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21 h 30. Malheureusement pour nous, tout le monde ne s'est pas laissé prendre dans la nasse de Vesunna : pendant que nous nous extirpions de l'événement, les bonnes tables de Périgueux étaient prises d'assaut. Trop tard pour nous. Repli ronchon et entrecôte-frites (MacCain) dans un restaurant de chaîne en compagnie de deux éminents critiques gastronomiques qui préfèrent garder l'anonymat.
Et hop, au lit, la journée a été chargée. La suite au prochain post.

Posté par Ptipois à 04:56 - Propos de table - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

    Bonjour , zuut, t en a de la chance!!! , trop top Perigueux en plus j 'adore Benoit dans ces emissions , il a l air super simple et tres pro ; bravo a toi

    Posté par Florence, 23 novembre 2008 à 13:51

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