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02 novembre 2009

Lancement du livre "Grands Crus classés, grands chefs étoilés" au CIVB (Bordeaux)

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"Où suis-je ?"
C'est le genre de truc qu'on se dit parfois au réveil, quand on ne reconnaît pas bien la chambre et qu'on n'a pas l'esprit d'une extrême fraîcheur. J'ai dormi profondément dans de doux draps vert d'eau. À peine l'œil ouvert, je me sais environnée d'une belle et grande maison. Je connais cette sensation, je l'ai éprouvée bien des fois au cours de la période de reportage qui a précédé l'écriture du livre. Un regard à travers la fenêtre me renseigne : ces murs blancs décorés d'une collection de plaques de cheminée anciennes, c'est Prieuré-Lichine, bien entendu. J'achève (?) de reprendre mes esprits dans la magnifique cuisine du château où le petit déjeuner est servi.

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Je me remémore la soirée de la veille. Elle ne s'est pas terminée tard, mais je suis encore sous l'emprise d'Influenza sinensis ou de Coryza guangdongensis, la crève cantonaise®. Hier soir j'ai toussé comme une forcenée, sous le regard compatissant et discret de mes hôtes bordelais. Je craignais la position couchée. Mais par les vertus du jetlag, je me suis endormie comme une enclume en oubliant de tousser. J'étais à plat.

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Pourtant, ce soir-là, j'avais à portée de main les meilleurs remèdes contre le rhume/la toux/la fatigue/la mélancolie/ etc., car on célébrait au CIVB (Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux) le lancement du livre Grands Crus classés, Grands Chefs étoilés paru ce mois d'octobre aux éditions de La Martinière (voir le post du 13 septembre).

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Un lancement à Paris avait été organisé le 15 octobre (je n'y étais pas puisque en Chine) et un second lancement, toujours à Paris, le 22 octobre (le jour de mon retour) dans les bureaux de CCN (Chef Culinary Network), place Saint-Michel. Ci-dessus, les livres prêts à signer le soir du 22.

Addendum : mon ami Jacques Pourcel, sur son blog, a posté un joli compte rendu de ce lancement dans les bureaux de CCN. Merci Jacques !

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Le bar à vins du CIVB a des allures de temple à la gloire du bordeaux, ce qui est bien naturel, d'autant que les artistes ont toujours trouvé dans la thématique vinicole une source d'inspiration inépuisable. Pour l'occasion, le grand vitrail bachique est éclairé, et une sirène probablement tissée par Lurçat cuve avec grâce ses grands crus derrière le bar.

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Préparation de la soirée : on installe les livres, des hôtesses à la nuque émouvante prennent place près de l'entrée.

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On entre dans le vif du sujet sans perdre une seconde : c'est qu'il y a 87 bouteilles à ouvrir (87 grands crus classés de Médoc et de Sauternes). Il faut déboucher élégamment, précautionneusement, humer les bouchons et ficher les stop-gouttes dans les goulots.

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Si je prends beaucoup de photos pendant l'ouverture des bouteilles, c'est d'abord parce que j'aime ces beaux gestes humains et virils, annonciateurs de joie, et ensuite parce qu'il m'est plus difficile de photographier quand j'ai un verre à la main. Ce que vous comprendrez aisément, j'en suis sûre.

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Sylvain Boivert, directeur du Conseil des Grands Crus classés en 1855, supervise ces opérations délicates.

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Répondant à l'appel, bien alignés, les haut-médocs, les margaux, les saint-julien, les pauillac et les saint-estèphe. Les premiers, deuxièmes, troisièmes, quatrièmes et cinquièmes.

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Et les sauternes et barsacs ? Pas un ne manque : du Premier Cru Classé supérieur (château-d'Yquem) aux premiers et seconds du classement de 1855. Arrangés en bataillon dans de grandes vasques de glace.

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On en a fait des bouquets dorés derrière le bar, sous l'aimable — mais endormie — bénédiction de la sirène qui cuve (voir plus haut).

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Trois belles de Barsac : Coutet, Myrat et Doisy-Daëne — la pêche confite, la tarte au citron et l'écorce de pamplemousse. Sauternes ou médocs, on a rarement l'occasion de goûter, tous réunis en un même lieu, tant de vins délicieux, exaltants et enthousiasmants à force d'être délicieux. Une bonne raison de passer outre l'Influenza sinensis, dont d'ailleurs les sauternes — le saviez-vous ? — calment les violences.

Mes plus chaleureux remerciements, pour cette soirée, vont à : CIVB, Philippe Castéja et Sylvain Boivert (Conseil des Grands Crus classés en 1855), éditions de La Martinière ; pour leur hospitalité et leur grande gentillesse Lise Latrille (château Prieuré-Lichine) et son mari, et pour leur compagnie appréciée Anne-Françoise Quié (châteaux Rauzan-Gassies et Croizet-Bages) et Ludovic David (château Marquis de Terme).

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