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03 décembre 2014

Ces derniers jours

retourpérigueux

Dimanche soir, retour du salon de Périgueux : tout le monde roupille.

Ces derniers jours ont été marqués par le Salon du livre gourmand à Périgueux. En cours de reprise en main par une municipalité désormais motivée, cet événement devrait bientôt remonter la pente. C'était une édition de transition, peu d'éditeurs, peu de chefs, pas des masses d'auteurs, mais la gentillesse et la qualité d'accueil des organisateurs étaient remarquables. À suivre.

coquille

J'aime beaucoup rentrer à Paris par le petit train Périgueux-Limoges. Et par-dessus tout, j'aime quand on s'arrête à la gare de La Coquille. Juste pour le nom. (Once a proofreader, always a proofreader.)

tocqueville

Et de retour à Paris, j'ai bien aimé, l'autre soir, ce tableau urbain avec 2CV blanche à l'angle de la rue de Tocqueville et de la rue Jouffroy.

JMN en cuisine copy

Aujourd'hui, séance photo chez Jean-Marc Notelet, à son restaurant Caïus, rue d'Armaillé.

bellota

Le ton est donné à la pause déjeuner (avant le shoot). Jean-Marc nous fait goûter une huître sauvage de Maldon accompagnée de jambon Bellota-Bellota®.

chevreuil

Le plat ci-dessus était sublime. Chevreuil snacké au poivre, saignant, servi sur un canapé de farce de foies de volaille au cognac et une réduction de vin rouge au balsamique. Pour moi un des grands plats de 2014.

chantilly

Un dessert qui donne envie d'appeler sa maman : chantilly de semoule et fraises. Des fraises sur un gros nuage qui se mange.

photo

Dans le vif du sujet.

sauternes1

Ce soir, au Plaza Athénée, lancement du livre Bordeaux - les grands crus classés, 1855. Dégustation de qualité comme le Conseil des Grands Crus classés en 1855 sait les organiser. Pas moins que tous les GCC offerts à la dégustation, médocs, château-haut-brion (graves) et sauternes. En bonne militante de la cause du sauternes, j'ai commencé par cette rangée-là. J'y suis régulièrement revenue. Je note un château-doisy-daëne 2011 inhabituellement floral au nez, très chantant ; un château-rieussec 1998 splendide, avec un nez presque amer, tout en encaustique, et une bouche fraîche, alerte, presque martiale. Un château-de-myrat dont j'ai oublié le millésime mais qui affichait bien sa tendance écorce de citron, un magnifique château-climens 2008, gracieux et équilibré, et un château-de-nairac tout en fruit confit suave et aérien.

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Ainsi qu'un château-la-tour-blanche 2009 à profiter, il n'y en avait que très peu de barriques cette année-là. Du côté des rouges on se défendait aussi très bien ; j'ai dégusté léoville-barton, malescot-saint-exupéry, grand-puy-lacoste, gruaud-larose, pichon-comtesse, lafite-rothschild, et j'aurais aimé en goûter d'autres, mais demain j'ai école.

antony

Il y avait des tas de raisons de revenir plusieurs fois aux sauternes. Je vais tenter d'en décrire au moins deux. Fabrice Dubourdieu (qui tient de son papa pour l'éloquence vinique) a cent fois raison de faire cette jolie comparaison : le sauternes, c'est un vieux monsieur distingué que l'on croit rangé, tranquille, calme et sans histoire. Pour un peu, on croirait s'ennuyer en sa compagnie. Mais lorsqu'on se renseigne sur son passé, on s'aperçoit qu'il fut aventurier, baroudeur, explorateur, qu'il a chassé le zèbre, plongé en mer Rouge, escaladé l'Himalaya, traversé l'Atlantique en pédalo et la vallée de la Mort en planche à roulettes, dansé avec des chamans en Sibérie. Le sauternes, c'est un faux calme, c'est un vin d'audace à qui rien n'est interdit. Il n'y a pas d'accord qu'il ne puisse oser. Une autre raison, c'est qu'il y avait un splendide buffet de fromages tenu par M. Bernard Antony in person, et que seuls les sauternes-barsacs pouvaient se mesurer à de telles merveilles : comté affiné, brie, stichelton, mont-d'or — quelle aubaine de pouvoir réaliser ces accords. Je ne suis pas près d'oublier ça. Gloire à Dieu, à Bernard Antony et au classement de 1855. Médoc ET Sauternes.

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